Mal de dos atroce : quels sont les médicaments à prendre en urgence ?

par STEPHANE MILLET

D’après L’Organisation Mondiale de la Santé, 80% de la population aura un jour mal au dos si cela n’a pas déjà été le cas. Il semble en effet que nos modes de vie, l’activité que nous imposons au quotidien à notre dos et nos habitudes alimentaires ne soient pas adaptés à la constitution de notre dos (BL). Notre colonne vertébrale est un élément fragile. Si nous la mettons trop à l’épreuve, tel le roseau, elle se plie mais ne rompt pas.

En revanche elle fait en sorte de nous faire comprendre que quelque chose ne va pas dans notre dos ! C’est alors que se déclenche les douleurs, signal d’alarme ultra perfectionné dont même les docteurs n’ont pas toujours le code.

Ils possèdent en revanche des outils perfectionnés pour faire taire temporairement cette alarme avec la palette de médicaments dont ils disposent. Petite piqûre de rappel des médicaments qui vous soulagent quand vous souffrez du dos !

Les antalgiques pour soulager rapidement la douleur, c’est automatique ?

Les antalgiques sont des médicaments qui masquent la douleur, on parle de médicaments symptomatiques. En bref, ils traitent uniquement le symptôme de l’affection, c’est à dire la douleur, et non l’origine du mal. Il en existe trois niveaux que votre généraliste vous prescrira en fonction du type de douleur que vous ressentez et que vous lui décrivez.

Ainsi, si vous vous bloquez le dos, vous aurez forcément mal et la prise d’antalgiques vous calmera, en revanche, elle n’empêchera pas la douleur de se redéclencher.

Pour n’importe lequel de ces paliers, soyez extrêmement attentif aux contre-indications et aux effets secondaires annoncés sur la fiche du produit parmi lesquels on retrouve souvent les somnolences et les vomissements d'après les médecins.

Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens pour éteindre les braises

Lorsqu’une douleur dorsale se déclenche, il n’est pas rare qu’elle s’accompagne d’une inflammation. Lorsqu’un nerf est pincé entre deux vertèbres lors d’un lumbago par exemple, une contraction musculaire réflexe survient souvent et vous bloque alors le dos.

Les tissus musculaires rentrés en contact commencent à se fibroser (augmentation des tissus qui commencent à fusionner l’un avec l’autre) et s’enflamment. C’est-à-dire qu’ils sont durs au toucher, éventuellement rouges et chauds. Débute alors un cercle vicieux, avec d’autres contractions réflexes, qu’il est parfois difficile d’enrayer.

C’est justement pour cela que l’on a recours à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ce sont des médicaments tels que l’Aspirine. Ils ont la particularité de ne pas contenir de Cortisone et permettent de lutter très efficacement contre les œdèmes (gonflements) souvent générateurs de douleurs. On les associe volontier à des antalgiques classiques.

Les AINS traitent donc la cause du mal mais n’empêchent pas non plus l’arrivée de l’inflammation.

Prendre des anti-inflammatoires pour prévenir un tour de rein est inutile.

Ils seront alors prescrits par votre médecin si besoin et vous le prendrez le plus souvent par voie orale. Par contre, bien qu’efficaces, les anti-inflammatoires non stroïdiens auront des conséquences assez lourdes sur la digestion. Encore une fois, vérifiez bien la liste des effets secondaires avant toute prise.

Les anti-inflammatoires stéroïdiens, faut-il s’en méfier ?

Ces médicaments jouent le même rôle que les AINS mais ne sont pas forcément administrés de la même façon. La différence de constitution se joue à la présence de Cortisone dans ces anti-inflammatoires. Par conséquent le traitement est beaucoup plus lourd.

la piqûre de rappel

On y aura recours volontier contre les douleurs articulaires (par comprimés ou injections le plus souvent mais aussi en pommade voire aérosol) mais les effets secondaires sur la calcification (formation osseuse) sont relativement importants.

L’action de la Cortisone est simple, elle va remplacer temporairement dans l’organisme les systèmes inflammatoire d’une part et immunitaire d’autre part.

Ainsi, c’est une solution efficace pour contrôler les inflammations mais il faudra faire en sorte que le traitement ne dure pas trop longtemps sous peine de voir ses défenses immunitaires baisser trop fortement.

C’est pour cela que le médecin vous prescrira un traitement sur un nombre de jours précis et arrêtés, d’une durée maximum de 28 jours, et que l’arrêt sera progressif pour laisser à l’organisme le temps de se réhabituer à fonctionner seul.

Si elle est faite dans les règles, la prescription est justifiée et adéquate. En revanche il faut être extrêmement attentifs aux effets secondaires parce que la réaction avec la peau peut-être drastique. Il est parfois arrivé qu’une partie de la peau soit détruite sous l’effet de la Cortisone.

J’ai mal au dos donc je me repose ?

C’est à la fois vrai et faux. Il est primordial pour une personne qui souffre le martyr de rester au lit le temps que la phase aiguë de la douleur se tasse. Grâce à l’accompagnement médicamenteux prescrit par votre médecin il n’est pas rare que cette phase ne dure qu’un à deux jours. Par la suite en revanche, il faudra bel et bien se relever !

Les médecins préconisent souvent une activité physique existante mais modérée. Si la douleur est toujours très présente, cela ne veut pas forcément dire le retour au travail mais on pourra se forcer à se déplacer un peu. Rester en position assise dans le fauteuil au lieu d’allongé, etc.

Le fait de rester trop longtemps au lit alors que l’on souffre du dos entraînera non seulement une fonte musculaire partielle mais également des problèmes de décalcification (diminution du taux de calcium dans les os).

Si vous êtes obligé(e) de rester au travail, la meilleure solution sera alors de voir son médecin pour se faire prescrire le traitement le plus adéquate à son mal de dos.

Il est donc bel et bien possible de lutter au moins en surface contre le mal de dos. Même si les experts de la santé ne peuvent pas encore réellement nous prémunir de l’apparition du mal de dos, ils auront un rôle clef pour vous soulager. C’est déjà une bonne nouvelle non ?

Avec la collaboration de Cédric O'Neill de 1001 Pharma

Cédric O'Neill de 1001 Pharma Je suis Cédric, pharmacien et co-fondateur du site 1001 Pharmacies qui vend des produits de parapharmacie en ligne. De plus, nous éditons notamment un Blog sur lequel vous pouvez retrouver des infos de santé. Bonne lecture sur Malea !