Mal au dos: comment évaluer mon degré de souffrance ?

par STEPHANE MILLET

Il existe divers statuts de personnes souffrant du dos et il y aurait surtout diverses façons de percevoir sa douleur.

Certains vivent avec une douleur intense mais se disent qu’il faut avancer malgré cette gêne alors que pour d’autres, ce trouble permanent aura un effet destructeur sur leur moral.

Sachez que votre dos perçoit principalement 4 types de sensations

Selon l’endroit où se situe la douleur dans la colonne vertébrale, vous ne ressentez sûrement pas les mêmes types de douleur.

On parle souvent de paresthésie qui constitue un trouble de la sensibilité au niveau du système nerveux. Les symptômes ne sont pas toujours douloureux mais altèrent vos sensations nerveuses de diverses manières :

Une douleur qui dure depuis ...

S'arracher les cheveux de douleur

Lorsque la douleur ressentie est sporadique et intempestive, les professionnels parlent de douleur aiguë. C’est une douleur d’alarme, qui signale un problème dans le fonctionnement de votre dos mais qui disparaît généralement d’elle même en une à deux semaines environ.

La prise d’antalgiques est parfois recommandée pour faire passer le mal. C’est une douleur qu’il ne faut en aucun cas négliger parce qu’elle prévient souvent une douleur autrement plus grave qu’est la douleur chronique.

Il faut absolument consulter un médecin généraliste qui pourra vous informer sur les causes éventuelles de cette douleur.

On considère qu’une personne souffre d’une pathologie douloureuse chronique après plus de 3 mois.

Dans ce cas là, les médicaments de type antalgiques ne réussissent pas toujours à couvrir la douleur (N.B. les antalgiques lorsqu’ils fonctionnent ne soignent pas, ils soulagent) qui devient dès lors un réel handicap. Le suivi par un professionnel spécialisé tel qu’un rhumatologue est alors indispensable.

Une douleur est-elle réellement handicapante ?

Lorsque votre dos vous rappelle que vous ne le ménagez pas, vous pouvez avoir l’impression d’être réduit à ne rien faire et attendre que cela passe. Fatalité dopée par l’attitude de vos proches, parfois même de votre patron qui sait ?

« Non, non, c’est mieux que tu restes au lit, ne vas pas t’esquinter plus que ce que tu ne l’es ! ».

Du coup, sous la pression de votre entourage, vous pourriez être tenté de vous laisser aller et de rester au lit.

Si la douleur vous foudroie à chaque mouvement au point de ne plus pouvoir bouger, évidemment il n’est pas conseillé de bouger de trop. Mais dans bien des cas, les capacités de mobilité ne sont pas tant atteintes qu’il n’y paraît. C’est en vérité la peur de se faire mal qui devient la véritable paralysie.

Dans ces cas là, il vous est généralement déconseillé de rester couché. Au contraire, il vous sera bénéfique de rester en mouvement, d’aller au travail, quitte à prendre un antalgique classique si une douleur apparaîssait.

Les différents types de douleurs peuvent faire souffrir les patients mais il est primordial de relativiser son mal de dos. Ayez confiance à votre colonne vertébrale, elle vous tient généralement dans le droit chemin. Pour le reste, il existe un ensemble de professionnels de la santé qui sont la pour vous conseiller sur les traitements à prendre et les attitudes à adopter en cas d’un mal de dos spécifique. Vous devez absolument vous y référer afin de ne pas aggraver "bêtement" votre affection.

Sources internet :
Avec la collaboration de Nicolas Cardonne

Nicolas Cardonne Masseur Kinésithérapeute à Toulouse (31), au cabinet de kinésithérapie "Côté Kiné". Mon ambition est de mettre en place une approche kinésithérapique à la fois humaine et en continuelle formation.

Avec la collaboration de Thibault Biason

Thibault Biason Masseur Kinésithérapeute à Toulouse (31), au cabinet de kinésithérapie "Côté Kiné". Passionné de rugby, je travaille régulièrement dans le milieu sportif.