La cellulite à la loupe

par SIMON MUZI COHEN

Qu’est-ce que la cellulite ?

Chaque année, à l’approche de l’été, nombre de femmes souhaitent se débarrasser d’une partie de leur corps jugée « superflue ». La cellulite touche 65% des femmes en France et son apparition est parfois rapide. On différencie deux acceptions du terme « cellulite ». Il peut s’agir d’une inflammation de la peau due à une infection bactérienne (plutôt rare) ou de rétention de graisses sous la peau (acception la plus communément reconnue). Notre propos, dans cet article, traitera de cette dernière.

Notre peau est constituée de plusieurs strates et ce qui se voit à la surface de la peau trouve son origine plus en profondeur. Ainsi, si il est bien connu que les poils poussent dans l’épiderme (partie supérieure de la peau), l’amas de graisse amenant la cellulite se situe dans l’hypoderme (sous l’épiderme et le derme). Les adipocytes sont les cellules de cette couche de peau chargées de stocker puis de déstocker la graisse et les toxines. Si l’afflux de matières grasses est trop important, les cellules ne sont plus assez efficaces et commencent à grossir. En conséquence, l’hypoderme s’étend et devient moins ferme. Le derme et l’épiderme sont affectés et l’effet « peau d’orange » apparaît sur les membres inférieurs : les hanches, le bas ventre, les cuisses et les fesses. Tout se joue donc dans la bonne oxygénation et circulation du sang qui permet de se débarrasser efficacement les toxines et d’évacuer rapidement le surplus de matière grasse qui ne devrait pas être concentré dans les cellules adipocytaires.

Les facteurs explicatifs

Pour certaines personnes il peut s’agir d’un problème génétique. Des études prouvent que les enfants dont les parents étaient sujets à la cellulite, ont des prédispositions à la cellulite. Cependant, émettons l’hypothèse de jumelles au génome identique. Si les deux petites filles sont élevées dans deux familles et environnements différents, un comprenant une alimentation saine contrairement à l’autre, les attitudes face à la cellulite seront nécessairement différentes.

En effet, ce phénomène est principalement dû à une alimentation malsaine. De manière générale il est conseillé de manger équilibré et d’éviter de grignoter entre les repas. Les produits trop gras et/ou sucrés vont déclencher et accentuer l’apparition de la cellulite. En somme, ils constituent un apport nutritionnel non nécessaire dans l’équation qu’est le fonctionnement du corps humain.

En parallèle, le manque d’activité physique exagère le grossissement des adipocytes. Il est important de marcher, courir, faire du sport. Suer permet d’évacuer efficacement ces parasites graisseux. Les résultats peuvent ne pas être visibles immédiatement mais il faut prendre son mal en patience.

Dans une certaine mesure, il s’agit égalementchez la femme d’un problème hormonal. Si l’homme est atteint de calvitie, la femme voit sa peau de ses membres inférieurs se détendre et se déformer. La balance entre œstrogène et progestérone étant méticuleusement réglée, le moindre disfonctionnement a des conséquences sur la circulation sanguine et des lymphes (liquide transportant les déchets dans le sang), facilitant la rétention d’eau, de sel et de graisses. Ainsi il n’est pas rare de voir apparaître la cellulite chez les femmes enceintes compte tenu de leur activité hormonale. Comprenez que si les femmes sont plus facilement sujettes à la cellulite c’est parce que l’activité de leurs hormones fait que leur corps est surchargé en eau.

Il existe de nombreuses thérapies anticellulite et il n’est pas aisé de démêler le vrai du faux. D’une façon générale, les crèmes amincissantes et les massages anticellulite agissant en profondeur pourront avoir un effet bénéfique au même titre que la liposuccion mais l’effet ne sera que temporaire si une meilleure hygiène de vie n’est pas adoptée.

Sources internet :
Avec la collaboration de Dr Catherine Gaucher

Dr Catherine Gaucher Le Docteur Gaucher est diplômée de Médecine, spécialisée dans la dermatologie et l'homéopathie. Après avoir fait ses études à Montpellier, son métier et ses compétences l'ont amenée à beaucoup voyager. De ce fait elle exerça un peu partout dans le monde, notamment au Pérou où elle mena un projet de recherche sur l'homéopathie en observant des malades atteints du choléra. Elle est aussi la fondatrice de Homéopathes Sans Frontières et son cabinet se trouve à Paris.